.Au revoir joli poney.
Elle ne fut qu'une parenthèse, ouverte à la va-vite, aussi inutile que mes maigres efforts de poids plume sur son dos, aussi insignifiante que nos deux noms sur une série d'engagements, aussi impersonnelle qu'un virement bancaire effectué tous les mois, dont le terme vient mettre fin au contrat;
une parenthèse qu'on referme comme on ferme la porte d'un casier vide sur le plus ridicule des fiascos, le plus humiliant des échecs, la clôture idéale pour la pire année de l'univers;
oui mais ma parenthèse tordue, comme un sourire de travers, comme les éclats de rire de Marie et les ronchonnades de Sophie au fond du couloir, que je remercie tellement d'avoir presque réussi à m'introduire dans un monde qui n'a toujours été qu'à moitié le mien, comme elle n'était (à peine) que ma moitié d'Iziss;
ma parenthèse, aussi incertaine que cette culpabilité douteuse, ce sentiment désagréable de ne pas vraiment la mériter.
Ce n'était qu'une petite parenthèse, fermée sur deux points minuscules comme un timide smiley perdu dans le brouillard d'une année de terminale suivie au pied de la lettre.
. Oui, mais c'était bien quand même.